Douce France….

 

Sète – Port Camargue – Saint Gilles – Bagnols sur Cèze – Sainte Jalle – Cléon d’ardrans – Rochefort Samson – Fontaine – VAULNAVEYS-LE-BAS

Après 2 jours de traversée à bord de la « Croisière s’emmerde », bien installés dans notre petite cabine, et contents de renouer avec l’alcool, nous débarquons au port de Sète (avé l’accent) un peu plus tard que prévu .

Après une bonne nuit à l’hôtel (merci mamita), et à regrets de ne pas profiter du festival des vieux voiliers qui commencent car nous sommes impatients de rouler sous ce beau soleil, nous filons à travers lagunes, étangs et salines.IMGP4073

A la pause de midi, arrivés à Palavas-les-flots à la recherche de jeux pour les enfants, nous tombons sur des compatriotes cyclopèdes avec enfants. Les premiers du voyage! Anne-k, Nicolas, Noé et Tom viennent d’engloutir 10 mois montés sur leur tandem parents/enfants à travers la Mongolie, la Chine, …..et ont passés 3 mois au Népal pour retaper une école. (leur site : http://radicalaventure.over-blog.com/) TOP! Nous décidons de rouler ensemble jusqu’au Grau-du-Roi, ravis les uns et les autres d’échanger nos expériences. Là-bas nous attendent Morgan, ainsi que Brian, les Solidream (http://solidream.net/) rencontrés en Patagonie il y a quelques années. Nous serons accueillis par Claude et Sylvie les parents de Morgan, et après une soirée riche en discussion, nous reprenons la piste cyclable au bord du Canal du Rhône à Sète, avec un vent de face, qui une fois n’est pas coutume, déséquilibre sacrément les vélos. Nous arrivons péniblement à Saint Gilles, où nous sommes ravis de retrouver nos compagnons de la veille, et trouvons un campement royal pour la nuit à l’abri du vent.

Nous reprenons la route à 8, direction Tarascon. Là nos routes se séparent, car nous allons rattraper notre retard en prenant le train jusqu’à Orange pour être à l’heure pour le diner chez Jeanne et Michel à Bagnols-sur-cèze, alors que Nico et Anne-ka continuent leur route  vers Avignon. Devant la gare nous rencontrons un autre cyclo, Bruno, dit « Fastoche » ( https://www.facebook.com/mfavbb) qui prend le train pour Avignon pour faire réparer son vélo, et qui nous sera d’une grande aide dans les transferts de vélos dans ces gares sans rampes ni ascenseurs….

Nous rejoignons donc Bagnols-sur-Cèze en traversant 3 fois le Rhône (Canal, canal de décharge, Rhône…) sur une petite route bien agréable, quoique toujours face à un vent de ouf. Jeanne, Michel et leurs 3 enfants, nous y accueilleront chaleureusement, à l’image de leur maison, et de leur personnalité.

Le lendemain, c’est repus, et boostés à fond que nous attaquons la traversée perpendiculaire de la vallée du Rhône, direction Nyons. Jean-Pierre le cousin de Toto viendra nous cueillir à 10 km de l’arrivée pour nous monter à Sainte Jalle, dans le berceau familial, où nous attendons les grand-parents pour une belle surprise de Pâques.

Après le chocolat, l’agneau pascal, et autres plaisirs, nous repartons alourdis vers Crest, à travers coteaux et belles pierres. Nous atteignons Cléon d’Ardrans, puis repartons direction Crest, Chabeuil, et Saint Nazaire en Royans. La route touristique, nous fait découvrir une facette de la Drôme inconnue pour nous, et pourtant si jolie. Nous dormirons au creux de la Combe d’Oyans, bercés par le chant des oiseaux.

Réveil à l’aube, pleins d’excitation, pour notre dernière étape, et pas des moindres. On est au taquet, tant est si bien qu’on avale les kilomètres, entre route de la noix et voies vertes de bord d’Isère puis du Drac. On se paye même le luxe d’aller saluer les anciens collègues de Saint Egreve, puis on rejoints Jeanne et Nico pour une dernière soirée avant de retrouver la maison !

Et nous voilà rendus après quasi 3000km (sans compter le Maroc). Arrivée sous la bruine, d’abord accueillis chaleureusement par les copains de classes de Léon et leurs maîtresses, puis toujours chaleureusement par quelques copains inactifs qui se sont libérés en ce vendredi midi et la famille. On retrouve notre chère maison, impeccable (merci Dodo), et à l’heure où on vous parle, le voisin est déjà en train de faire ouiner son rotofil à l’heure de la sieste! Rien n’a changé!!!!

 

On tenait à vous rappeler que tout ce voyage a été réalisé sans trucages, par des non-professionnels, alors n’hésitez pas à le reproduire chez vous.

LES REMERCIEMENTS :

Nous remercions :   – tous les copains qui nous ont prêtés un truc (Arnaud, kiki, Grand Ben, Christelle et Florent, Jérome)

– les Cycles Nono pour la restauration des vélos de dernière minute

– Dodo notre intendant général, concierge et postier

– tous nos hôtes d’une nuit ou plus

– les cyclistes fendant la bise qui nous saluaient d’un « Aupa », ou d’un pouce levé

– les généreux donateurs de confiserie pour enfants, indicateurs d’itinéraires bons ou mauvais, informateurs en tout genre…

– vous tous, lecteurs assidus, qui avez bien fait semblant de  vous enthousiasmer à la lecture de nos élucubrations

-la sono pour avoir rythmée nos endormissements dans la tente, et adoucis les mœurs échauffées dans la charrette

– les stations Repsol pour une pression des pneus toujours optimale

-les fabricants de jeux de plein air pour enfants espagnols

 

PAR contre nous ne remercions pas:

– les automobilistes qui passent à 100 en klaxonnant pour nous saluer

– les gens qui te prennent en photos, de biais, à contre-jour et flous

– les indicateurs d’itinéraires foireux, qu’ils ne connaissent pas et qui finissent par te dire après 30 min d’explications  » ben allez par là et redemandez à quelqu’un »

-la feuille de salade vectrice de tourista

 

 et pour finir un lien vidéo:

 

 

 

 

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Aicha aicha……

Fès – Chefchaouen – Tetouan


Nous arrivons à Fes par un bus de nuit. Il est 2h du mat du coup nous nous faisons aider par un des nombreux porteurs qui attendent le bus, pour traverser la médina et trouver notre hôtel caché dans une des innombrables petites ruelles. C’est Monem qui nous accueille dans son joli riad orné de décors en bois et plâtre fait par ses soins. Il nous laissera libre accès à sa cuisine ce qui n’est pas négligeable, cuisiner ça manque. Nous prendrons 2 jours pour visiter cette ville qui possède la plus vaste et la plus impressionnante médina du pays, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO notamment avec ses décors en bois sculptés magnifiques.

Puis direction Chefchaouen, la ville bleue. Dans le bus qui nous y amène nous rencontrons Julie et Sam le pompier, un couple de québécois en voyage avec qui nous partagerons un appartement et surtout de très bon moments.

Cette petite ville perchée dans les montagnes du Rif est féerique, une simple déambulation dans sa médina construite à flan de montagne et ses ruelles aux multiples teintes bleutées vous mettent tout de suite bien. On prendra également le temps d’aller se balader au dessus de la ville pour y apprécier la vue.

Notre dernière étape Marocaine c’est Tetouan, chez Mohammed rencontré au début de notre voyage au Maroc. Il nous attend à la gare de bus avec son fils Karim pour nous amener dans sa maison qui sera à présent la notre comme il ne cessera de le répéter. Ainsi commence le marathon de bouffe. Une fois les chaussures déposées devant l’entrée du salon nous ne quitteront quasi plus cette pièce de la maison si ce n’est pour aller manger chez sa fille Sana ou boire le thé chez des gens de la famille.

IMGP3957Ici, pour les enfants c’est «open bar » pour les friandises et sucreries qu’importe l’heure de la journée. Karim son fils nous emmène admirer le bord de mer et Aicha sa femme m’apprend à faire un bon couscous ! Force d’insistance, je leur préparerait moi aussi un repas pour les remercier. Après une petite frayeur de fin d’après-midi comme le montre la photo, Mohamed nous emmènera à bon port, pour que nous embarquions aux alentours de 01h30.

IMGP4021 Ainsi se termine le chapitre marocain de notre voyage.
Bien entendu il nous reste une quantité de choses à voir dans ce pays, alors il nous faudra revenir, d’autant plus que nous avons à présent les clefs de la maison de Mohamed et Aïcha. (Véridique)

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E-ssaouira, ca ira, ca ira…..

Marrakech – Essaouira – Marrakech – Ourika – Marrakech – Fès

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Marrakech ; si la mobylette est une espèce en voie de disparition en France, on sait pourquoi : elles ont toutes migré au Maroc. Une médina labyrinthe, fourmillante, aux milles échoppes, petits métiers, rabatteurs en tout genre, et multicolore. Nous y passons 3 jours, à se perdre volontairement ou non dans son dédale, à zigzaguer entre charmeurs de serpents et montreurs de singes . Puis nous laissons nos bagages en lieu sûr pour aller prendre l’air sur la côte à Essaouira.

3h de bus et nous voilà transportés dans une toute autre ambiance. Essaouira et ses murs blancs, son calme, son port aux bateaux bleus, son artisanat, ses artistes, sa musique , entre plage et balade dans la médina nous passons trois jours reposants, qui me permettent de me remettre d’un coup de froid, et profitons des poissons grillés de la pêche du jour sur le port.

Retour à Marrakech, cette fois c’est toto qui trinque. Nous avions prévu de passer 3 jours à la montagne nous irons finalement une journée à l’Ourika découvrir cette vallée verdoyante entourée de montagnes caillouteuses. Nous prenons pour ça les bus collectifs locaux bien moins chers que les tour-opérateur mais aussi bien plus folklos. Nous nous promenons une heure sur le sentier qui divague entre les rochers et les échoppes pour atteindre une première cascade en evitant soigneusement de nous faire accompagner par un des nombreux guides qui vous assaillent dès votre arrivée . Ici les restaurants poussent comme des champignons et les canapés sont installés directement dans le lit de la rivière sûrement pour que les marrakchis viennent se rafraîchir l’été au vert. Léon est félicité de toute part pour son ascension alors même même que les touristes endimanchés transpirent leur couscous dans la montée.

Pour parfaire le tableau « visite touristique » nous faisons un petit tour de dromadaire dans la rivière à la plus grande joie de Léon et marin. Il est difficile de trouver le juste milieu entre pigeon et acteur de l’économie ultra-locale. Nous n’avons pas tranché mais essayons d’éviter la facilité autant que possible tout en jouant le jeu des petits métiers qui gravitent autour des touristes que nous sommes.

IMGP3644Le lendemain nous récupérons les vélos laissés au parking près de la gare, rechargeons les bagages et c’est parti pour un trajet de nuit direction FÈS.

Le voyage commence bien dans un bus tout confort mais arrivés à Casablanca on nous indique au dernier moment qu’il faut tout decharger pour changer de bus puisque le chauffeur a décidé de changer d’itinéraire et de ne plus passer par la gare de FÈS.

 Pendant que toto décharge tant bien que mal les vélos, je suis obligée de jeter les bagages alors que le bus redémarre, marin dans les bras en larmes et Léon de concert.  Nous finirons cependant tranquillement le voyage dans ce deuxième bus entre sacs de vomi ( les marocains supportent très mal le bus de manière générale) et cosses de Pipas qui jonchent le sol. Arrivés à 2h du matin nous rejoignons sans difficulté le Riad que nous avions réservé et prenons nos marques dans la très jolie ville de Fès.

Nous resterons 2 jours et ensuite direction Chefchaouen puis Tétouan pour retrouver Mohamed qui vous attend avec impatience, avant de prendre le bateau le 20 mars.

A ce sujet nous serons donc en France à partir du 21 où nous allons remonter la vallée du Rhône pour rentrer à la maison. Nous avions été un peu optimiste sur l’itinéraire  en prévoyant l’Italie et la croatie ce sera pour une autre fois. Nous allons donc partir de Sète et remonter jusqu’à Grenoble en suivant une partie de la Via Rhona. Nous faisons donc appel à vos connaissances tout au long de cet itinéraire: La Grande Motte Beaucaire Avignon Montélimar Valence. Que ce soit pour un carre de pelouse, une douche ou un lit, on est preneur le budget étant bien entamé lui aussi:-). Si le coeur vous en dit et que les gibolles vous démangent, vous êtes bien sur les bienvenus pour faire un bout de chemin avec nous. 

Nous avons hâte de remonter en selle, car le voyage en bus de grosse ville en grosse ville ne correspond pas à notre envie du moment.

Ki a du kk kaki ………(désolés)

Tarifa – Ain Dalia – Rabat

Ça y est nous sommes au détroit de Gibraltar! Carrefour important de notre voyage. Carrefour entre deux continents, deux mers, deux pays, lieu de brassage culturel, religieux, commercial mais aussi et surtout intestinal pour notre part. Du coup, on fait un peu du sur place en prolongeant la pause à Tarifa. Capitale du vent, la Mecque du kite surf ne s’est pas démentie avec des centaines de voiles entraînées dans les bourrasques.

On a fini par prendre le bateau, jeudi, et en 30 mn de traversée nous voilà catapulté de l’atmosphere « surfeur à la cool » de Tarifa au barrouffe impressionnant de tanger ville. Premier pas au Maroc: en quelques minutes nous sommes moult fois félicités et bénis par dieu ainsi que toute notre famille. Ça tombe bien car vue la circulation anarchique on en aura besoin pour sortir vivant de la ville. On s’est donc empressés de sortir en zigzagant entre les mobs, les vielles mercos taxi, les camions, etc…ouf…

Le plan numéro 1 était de rejoindre la belle chefchaouen, donc on a pris une petite route dans cette direction. Une vingtaine de kilomètres plus loin, et des indications aléatoires, on est au milieu de presque rien, sans réelle solution pour dormir. On décide alors de demander dans un hameau qu’on a traversé si quelqu’un veut bien qu’on plante la tente près de chez eux. Un homme qui parle français nous sert d’intermédiaire, personne n’est vraiment décidé, on nous parle d’anglais qui ont un refuge pour animaux un peu plus loin, puis un autre nous propose un terrain pour 100 dirhams, un autre veut bien nous héberger  gratuitement mais il habite à 3 km.

On pars tenter notre chance auprès des anglais de l’autre coté de l’autoroute, suivis de 3 enfants, amusés, mais aussi apeurés par les chiens qui sont dans le refuge. Sally arrive à notre rencontre au milieu des aboiements. Elle veut bien qu’on plante la tente mais nous met en garde contre les aboiements des dizaines de chiens toute la nuit. Mais elle nous parle d’Allan un autre anglais qui habite une maison juste au dessus. Elle l’appele et il accepte qu’on plante la tente chez lui. Il nous accueille à son portail et nous propose finalement de planter la tente dans le poulailler, vide de poules et nettoyé bien entendu:-) . La nuit sera bercée par le groupe électrogène du monsieur, les aboiements du chenil tout proche et l’autoroute a 100m : royal!

Le réveil est dur mais on quitte notre poulailler avec plaisir, et c’est parti, sur une petite route peu fréquentée car la conduite marocaine que nous craignons s’avère fidèle aux mises en garde des sites de cyclotourisme. Les vélos sont quantité négligeable et il vaut donc mieux se pousser quand deux voitures se croisent car elles ne ralentissent pas,le klaxon sert de mise en garde. Nous serpentons à travers un joli paysage de pré-montagne, croisant bergers ou marcheurs divers. Autant à Tanger tout le monde nous saluait, sourire aux lèvres, pouce levés, autant là seul toto a droit à un salut discret. On arrive à Dar-chaoui aux alentours de midi.

Le plan numéro 2 suite aux reliefs et à la pluie qui s’annoncent, nous décident à rejoindre la côte. La seule route qui peut nous y conduire, en deux jours s’avère très fréquentée, sans aucun dégagement pour pouvoir rouler tranquille, et surtout le vent se lève. Nous prenons la décision d’attendre un bus au bord de la route, ou de faire du stop. Quelques minutes après notre installation au carrefour, la police locale s’installe elle aussi pour faire un contrôle.

Un premier bus s’arrête mais il est plein et le chauffeur repart direct. J’entame la discussion avec un des agents qui me demande où nous allons, et propose d’arrêter es camionnettes qui pourraient nous transporter. Trop bien! Et c’est ce qu’il fait une dizaine de minutes plus tard, après avoir arrêté une sorte de master blanc, il me fait signe d’approcher. De loin j’ai l’impression que le chauffeur hoche la tête en signe de protestation mais une fois à sa hauteur, il arbore un large sourire et est prêt à nous emmener. Il se rend à Larache, livrer ses graines de tournesols qu’il produit aux environs de Tetouan. MOHAMMED est originaire de Melilla, ville espagnole en territoire marocain, et parle donc espagnol ce qui fait qu’on se comprend bien.C’est parti, on charge tout le bardas tant bien que mal, et nous voilà en route pour la mer.

Première surprise, Mohammed s’arrête au bout de vingt minutes dans un restau de bord de route, « pour les enfants ». En deux temps trois mouvements il nous commande de la viande hachée à la petite échoppe boucherie, qui la passe ensuite au comptoir « grilladin », puis va acheter boisson et gateaux au comptoir « épicerie ». Nous nous installons ensuite aucune table de cette sorte de restau en kit, où nous ne nous serions surement jamais arrêtés seuls. La viande et succulente, et c’est Mohammed qui régale, tenant à tout prix à tout payer.  Il appelle ses filles, sa femme pour me les passer et que Je les salue. Et en à peine trente minutes, il nous dit que nous avons maintenant quelqu’un sur qui compter au Maroc!  Nous voilà repartis direction Larache, ce qui nous avance bien, et qui est sa destination de départ.

Arrivés à destination, il tourne et vire et nous voilà à l’entrée de l’autoroute. Je comprend et lui demande ce qu’on fait. Il va faire sa livraison, et nous emmènera ensuite à Rabat. On refusé, gênés de trop de générosité mais il insiste. Cet homme rattrape à lui seul 2 mois de quasi indifférence européenne. Nous nous quitteront le soir venu, à destination, en nous promettant de nous revoir à la fin de notre voyage, chez lui à tetouan, et après qu’il nous ai accompagné jusque dans la chambre d’hôtel pour être sûrs qu’on soient bien installés. Nous réussirons à force d’insistance à lui payer un café, et nous nous separons. Nous lui somme d’autant plus reconnaissant qu’une pluie diluvienne s’abat cette nuit là et que l’aperçu des paysages traversés n’avait rien d’enchanteur. Nous devons également lui promettre de ne pas rouler à velo au Maroc, et de l’appeler des que besoin, voir de faire de Tetouan, notre unique destination au Maroc.

Rabat,capitale administrative du Maroc, nous laisse un peu perplexe. Nous sommes en réalité nous même un peu perdus, ne sachant finalement pas si l’on a envie de continuer à vélo, sur quelle portions, pendant combien de temps? Nous passons ainsi trois jours, retenus par la pluie et les intestins toujours dérangés de Marin et maintenant de Léon qui tenait bon jusque là. A la faveur d’un rayon de soleil nous nous procéderons cependant le long du bord de mer écorché, et visitons la kasbah des oudayas partie médiévale de la ville pleine de charme. Le musée MOHAMMED VI présentait quant à lui les oeuvres plus méconnues pour nous de César. Un régal! Et pleins de nouvelles idées pour toto.

Nous embarquons finalement dans un bus pour 5h de trajet direction 1Marrakech. Changement radical de paysage avec ce désert de terre rouge, cernés de hautes montagnes enneigées. Nous avons trouvé une chambre dans un hôtel type « riad » dans la médina, où nous nous sentons tout de suite beaucoup mieux.  On vous racontera tout ça très bientôt, à cette heure, le souk nous attend!

« Crac,boum,huuuuue »

Lisboa – Vendas novas – Evora – Alvito – Beja –  Mertola

Nous vous avions donc quittés autour des bougies d’anniv de Marin. Nous avons pris deux jours complets pour visiter la capitale et on a été enchantés par cette ville! L’arrivée s’est faite par la grande porte, le long du Taje : Tour de belem, statue des navigateurs, pont rouge, cristal Rei.

Nous n’avons pas dérogé au visiblement incontournable voyage en tramway, symbole de la ville. D’abord un trajet touristique qui nous a permis un tour complet des différents quartiers typés de Lisbonne. Puis nous avons pris nos repères et comme de vrais Lisboetes nous nous en sommes servis pour écourter les montées très nombreuses dans la ville aux sept collines.

Le nombre raisonnable de touristes en cette période nous a vraiment permis de profiter de cette ville à taille humaine. Nous avions trouvé un coquet petit appartement dans le quartier « lapa », et avons ainsi navigué d’églises en chateau, de chateau en point de vue, et de points de vue en églises.

Le départ s’est fait un peu à regrets – nous avons pourtant faillit y rester pour d’autres raisons que nous vous raconterons plus tard-, mais fièrement à bord du ferry qui permet de rejoindre l’autre rive du Taje à Montijo.

A partir de là, au Portugal, les routes se font bien moins nombreuses, et sont souvent des nationales. C’est donc sans plaisir, que nous nous sommes éloignés de Lisbonne et avons rejoints Evora, ville classée à l’UNESCO, une fois n’est pas coutume.

Nous sommes désormais dans la région de l’Alentejo, qui represente plus d’un tiers du territoire portugais. Elle diffère du reste du pays par des paysages singuliers vêtus d’immenses plaines marquées de petites collines et de champs verdoyants. Chênes-lièges, oliviers, vignes et céréales constituent le gros de l’agriculture. C’est surtout un coin très peu peuplé. Du coup, quand on déboule dans les bleds avec notre convoi on passe vraiment pour des extraterrestres et l’autochtone reste distant.

En plus d’être inhospitaliers, ils ont pris la mauvaise habitude de clôturer l’intégralité des paysages que l’on traverse depuis quelques jours, au point qu’il est difficile de trouver un coin où poser la tente alors qu’il n’y a rien. 

La première ville traversée est donc EVORA, et ses ruelles blanches – tout les villages sont désormais ornés de blanc, pour lutter contre la chaleur estivale- son temple romain, ses églises, et ses remparts.

Puis vient le jour de pause à Beja, ville un peu tristounette malgré un joli château et une architecture intéressante. L’autre objectif en s’arrêtant ici, était d’aller au carnaval de Cuba -sans deconner- mais au grand désespoir de notre Léon quotidiennement prêt pour un carnaval, aucun train ni bus ne pourront nous y conduire. Et ouais qui dit carnaval, dit jour férié! On en aura au moins bien profité pour se reposer!

Cap vers le parc naturel de la vallée du Guardiana et sa ville coeur Mertola que nous atteignons non sans une petite goutte de pluie – comprenez une bonne rincee- mais en traversant des paysages à couper le souffle. Nous ne voyons pas le lynx, espèce emblème du parc, mais nous promenons avec plaisir dans les petites ruelles étroites du village.

Nous voilà repartis pour notre dernière étape au Portugal, qui nous en met plein les yeux pour l’occasion. La frontière franchie est à nouveau un pont, la boucle est bouclée : Ate luego Portugal ! Bienvenido en Espana!

 

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Peut-être suite à ton message Annie, et ayant compris qu’il fallait du sang pour agrémenter ce récit,  je me suis dévouée !

Cela a commencé par une banale histoire de claquettes dans un tram Lisbonien qui file « Zip  » sur le marchepied en métal, d’un bras « Crac » qui reste à l’intérieur alors que le reste du corps est sortit « AIE ».

Puis d’un geste manqué peut-être, le lendemain, qui fait que le matin de notre départ alors que nous empruntons les voies de tram plus récents pour rejoindre le quai d’embarquement des ferries, ma roue se fiche dans le rail « wshhhiittt »- erreur de débutante paniquée par l’arrivée du tram- et m’envoie faire un soleil avec réception sur l’autre bras « boum – tchak »….alors que le vélo reste lui a terre.

Final de ces mésaventures: tout va bien! Je m’en sort avec des beaux bleus, mais beaux hein, et quelques egratignures. OUF ! Et sans rancunes pour les trams de Lisbonne.

PS: même si on fait au mieux pour rendre notre récit lisible, on est bien conscients que le récit de vacances d’aventuriers du dimanche n’est pas aussi vibrant qu’un roman de Marc Levy! (Annie je cite là ton auteur préféré, spéciale dédicace).

Mais tenez bon car lecture à petite dose  aujourd’hui, et synonyme de feinte « j’viens pas je connais déjà tout » demain, pour ne pas subir une interminable soirée diapo de vacances où l’on commencerai toutes nos phrases par :

-« ah!, là c’est à… » ou encore,

-« ah!, là c’est quand… »

Alors accrochez vous parce que ça nous fait quand même bien plaisir!IMGP2421_1

Au soleil…..la la la la la la (désolés)

Ovar – Aveiro – Coimbra – Figueira da foz – Praia Vieira –  Caldas da reinha – Ribamar – Sintra

Avec Porto nous avons retrouvé la mer et des températures clémentes. Nous arrivons ensuite  à Ovar, petite ville installée au bord de l’eau. Rafael et tanya, deux voyageurs à vélo, membres de warmshower nous accueillent, en pleine parade de carnaval. Ce n’est que le début de festivités qui débuteront vraiment une semaine plus tard, et dureront 7 jours où les habitants, désormais rejoints par des milliers de personnes, feront la fête tous les soirs! Ça à l’air sportif! Nous nous sentons chez eux comme chez nous, et leurs boulots respectifs (comédienne et organisateur de voyages alternatifs aux 4 coins du monde) fait que nous pouvons prendre le temps en ce lundi matin pluvieux pour attendre l’accalmie de fin de matinée.IMGP1304.JPG

Les derniers kilomètres avant Ovar, nous avons profité d’une agréable piste cyclable de bord de mer, que nous quitterons puis retrouverons à plusieurs reprises. Y’a parfois comme un air de West coast fançaise.

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Nous rejoignons Aveiro, petite venise portugaise (c’est vite dit mais c’est très joli quand même). Pour la rejoindre, nous avons roulé à plat, sur une langue de terre entre lagune et océan, et emprunté un ferry ce qui est toujours un moment plaisant pour les enfants comme pour nous. Encore de belles observations de limicoles mais aussi de pêcheurs de coquillages!

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Une grosse étape nous attend ensuite car nous avons décidé de rejoindre Coimbra en une journée car rien ne nous attire sur la route.  Nous ferons ce jour là 80 km avec un joli massif à franchir à mi parcours (celui-là on ne l’avais pas anticipé en plus) au lieu des 60 prévus. Il faut dire que les cartes portugaises nous mentent au quotidien.IMGP1397

Coimbra, ville classée à l’UNESCO pour son université ancienne, autour de laquelle est construite la ville. Nous y ferons la pause – visite/lessive/bricolage. En effet, nous ne savons pas si les friandises font grossir le cerveau mais en tout cas, le poids de celui de Léon a tendance à entraîner la bâche de la charette contre les pneus pendant les siestes. Ceci a progressivement créé un trou que marin s’est empressé d’agrandir en y mettant les doigts, ça plus la bouteille de gaz  qui vient se loger contre la roue en entraînant le tissu ; on avait de la couture! Mais le palmarès revient à toto, qui, lorsque la charette s’est retrouvée coincée dans un caniveau sous un tunnel de train, a tenté de l’ extraire tout en interdisant de sortir aux enfants, zone dangereuse oblige, et à donc pété un arceau tout en restant très calme…..la bonne blague. Ceci a été réglé à l’aide d’abord d’un bout de bois de bord de route, puis une reglette stabilisatrice de bureau coupée en deux (subtilisee à l’auberge de jeunesse ) et du gros scotch. Du grand art!IMGP1424

Direction ensuiteFigueira da Foz, où nous partons en quête de barbecue, et de sardines…suite à un message du tchef plus connus sous le nom d’Arno qui en garde un souvenir ému et nous met l’eau à la bouche! Sur la route qui longe puis traverse une large vallée alluviale, nous faisons la pause dans un magnifique château à la vue imprenable, où Léon se serait bien vu rester pour guetter les attaquants alentours.

Pas de sardines pour nous, mais d’excellents burgers dans un super resto. Et surtout, un pont gigantesque à franchir qui nous permet une vue imprenable. Nous retrouvons ensuite la piste cyclable entre pinedes, dunes et eucalyptus. Le soleil est toujours au rendez-vous ce qui est beaucoup plus confort pour les bivouacs cette semaine, bercés par les roulis de l’océan. Ça peut aussi s’apparenter au ronronnement d’une rocade quand on ne trouve pas le sommeil à 19h30.

IMGP1664Nous longeons la côte, pour atteindre Nazare, la Mecque du surf au PORTUGAL, où le carnaval bat son plein! Autre ambiance qu’à Ovar, autres mascottes aussi mais toujours autant de liesse inter-générationnelle. Becquart faudra que tu le fasses au moins une fois!

Nous y voyons également un décor de carte postale touristique : les fameux sechoirs à poissons, ainsi que les vieilles femmes qui les vendent après les avoir découpées suivant un procédé quasi chirurgical.

On poursuit la côte jusqu’à Sintra, où on se la joue touriste pour découvrir les somptueux palais disséminés dans la montagne. Et vu le nombre de chinois présents en basse saison on était vraiment les seuls à ne pas connaître ça avant. D’ailleurs, prochain voyage: la Chine! Parce que les blondinets y feront aussi sensation, c’est sûr. Ils sont à cette heure ci surement en fond d’écran d’une dizaine d’IPhone10 montés sur canne à selfie.

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Et aujourd’hui, c’est Lisbonne! On voulait tracer un peu pour y être pour l’anniversaire du Marin. Et c’est chose FÊTE ! 🙂

Ps: Tout les grands blogs de voyageurs disposent de grande citations ou définitions sur le voyage…A nous d’apporter notre modeste contribution : « VOYAGER, c’est  aller faire vachement loin des trucs que t’aurais pas fait chez toi  » comme:

-dis chéri, ils annoncent de la pluie toute la journée, si on partait faire 80 bornes sous la pluie sur une nationale avec les enfants?

-dis chéri, y’a Conan le barbare en portugais ce soir à la télé, on regarde? (Et garder un bon souvenir de cette soirée)

-dis chérie, ils annoncent du gel cette nuit, si on dormait à 4 dans 2 duvets jumelés?

-…etc…

On peut parfaire la définition en disant :VOYAGER, c’est aller faire vachement loin des trucs à la con que t’aurait pas fait chez toi ».

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